Article du Samedi 30 Mars sur Var-Matin

Article du Samedi 30 Mars sur Var-Matin

Laurent ROUGON parle du projet de la station de traitement des effluents vinicoles de St Maximin la Ste Baume par méthanisation

Comme toujours le coût économique au détriment de la santé des riverains. Dans notre cas nous sommes plus de 6 000 habitants dans le rayon de nuisances de 2 km du projet !

Un projet plus cher ou la santé et le bien être de 6 000 habitants ?

Réunion publique du 22 mars

Réunion publique du 22 mars

Réunion publique qui a eu lieu à la salle des fêtes de St Maximin la Ste Baume
Entre 400 et 500 personnes inquiètes face au projet de construction de station de traitement des effluents vinicoles par méthanisation par Azur Bio Traitement.

Après une présentation chronologique des faits par Mme la Sénatrice, Christine LANFRANCHI-DORGAL et le président de l’association SOS CADRE DE VIE, Nicolas TRUCCHI les nombreux participants de la réunion expriment leurs inquiétudes et leurs stupefactions suite à l’avis favorable rendu commissaire enquêteur sur l’enquête publique en cours.

Les différents élus présents ce soir se veulent rassurants par rapport aux différentes actions menées.

Est ce que cela sera suffisant ? L’avenir nous le dira.

Un grand merci à tous les membres de l’assocation et du collectif qui ont rendu possible cette réunion et à ceux qui se sont déplacés.

Compte-rendu de la Réunion publique du 22 mars 2019

Compte-rendu de la Réunion publique du 22 mars 2019

Suite à la publication du rapport favorable, sous 3 réserves, du commissaire enquêteur, une réunion publique a été organisée le 22 mars 2019 à la salle des fêtes de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume par M. le Maire en présence de Mme la Sénatrice, les maires de Seillons, Ollières, Brignoles, Pourcieux et Bras.

Plus de 600 personnes étaient présentes lors de ce moment de partages et d’échanges sur la demande d’exploitation d’une usine de traitement d’effluents vinicoles en lieu et place de La Distillerie par Azur Bio Traitement – ABT-, filiale d’Azur Distillation, propriétaire actuel du site.

Mme la Sénatrice s’est prononcée une nouvelle fois contre ce projet tout en dressant un historique de ce dossier.

Rappel des faits :

10 février 2014 : permis d’aménager obtenu par le promoteur immobilier ayant acquis les terrains d’Azur Distillation en proximité de La Distillerie.

2 février 2016 : rencontre entre M. Anthoine, directeur général d’ABT, et la mairie de Saint-Maximin sur la remise en état du site en vue de l’arrêt définitif des installations du site de La Distillerie.

29 juillet 2017 : réception d’un courrier émanant de la société ABT et signé par M. Anthoine appuyant la demande émise en février 2016.

30 août 2017 : nouvelle rencontre entre M. Anthoine, directeur général d’ABT, et la mairie de Saint-Maximin sur la précédente demande. Il a été évoqué lors de ce nouvel entretien que le site soit potentiellement utilisé pour la mise en place d’une aire de lavage de matériels agricoles.

15 novembre 2018 : rapport de la DREAL qui indique que la société Azur Distillation utilise le site pour le stockage et l’entreposage et que des études de cessation d’activités ont été engagées par ABT. Ces études ont été complétées par la remise d’un mémoire de cessation d’activités du site le 24 octobre 2018.

22 novembre 2018 : courrier de M. le Préfet du Var à la Mairie de l’ouverture d’une enquête publique portant sur la demande d’ABT d’exploitation du site pour le traitement d’effluents vinicoles sur le site de La Distillerie. Cette enquête publique se tenait du 19 décembre 2018 au 22 janvier 2019.

29 novembre 2018 : publication sur le site Internet de Saint-Maximin du dossier de l’enquête publique et diffusion sur Var Matin et La Marseillaise de l’annonce de l’enquête publique.

20 décembre 2018 : tenue du Conseil municipal. A l’ordre du jour était inscrit la délibération 182 portant débat sur la demande d’autorisation d’exploiter par ABT. Cette délibération a été retirée au motif d’insuffisances et de manquements du dossier.

7 janvier 2019 : rencontre entre M. le Maire, la Sénatrice et le Collectif. Rappel des éléments de procédure, conseil de rassembler le plus grand nombre et demande de prolongation de l’enquête publique.

9 et 10 janvier 2019 : courriers de M. le Maire et Mme la Sénatrice au Préfet du Var pour demande de prolongation de l’enquête publique.

14 janvier 2019 : accord du Préfet du Var pour la prolongation de l’enquête publique jusqu’au 6 février 2019.

1er février 2019 : Conseil municipal s’est positionné contre le lieu d’exploitation d’une usine de traitement d’effluents vinicoles.

6 février 2019 : clôture de l’enquête publique qui a rassemblé 477 avis. Un record de mobilisation !

26 février 2019 : rencontre du Préfet avec Mme la Sénatrice et deux adjoints de la Mairie pour faire part de l’opposition et remise d’un dossier faisant part de fragilités juridiques du projet – non respect au PLU, non prise en compte des populations et des écoles à proximité, non prise en compte des risques.

28 février 2019 : réponse négative de M. le Maire au Collectif concernant la modification du PLU.

20 mars 2019 : courrier de M. le Maire au Préfet de Région et au Préfet du Var pour rappeler les fragilités juridiques du dossier et demande que soit opposé un refus à la demande d’ABT d’exploitation du site.

De nombreux échanges ont pu avoir lieu sur les inquiétudes des saint-maximinois.es relatives à leur cadre de vie et leur santé, ainsi que sur les actions qui seront entreprises par la commune si le projet était validé par le Préfet du Var, les actions qui seront entreprises par le Collectif si la validation était prononcée.

ABT par voie de presse a indiqué que seuls les services étatiques avaient droit d’existence sur les ICPE – Installations Classées pour la Protection de l’Environnement. Or, si les services étatiques ont ce pouvoir, des biais légaux existent. En effet, le non respect du PLU de la zone, le défaut d’insertion sur le site, les nuisances générées, la vente de terrains en proximité immédiate … peuvent être un frein. A noter que la non levée des 3 réserves que le Commissaire enquêteur peuvent l’être aussi.

Il est clair que le combat continue jusqu’à la décision du Préfet du Var que nous souhaitons défavorable sur le lieu d’implantation de l’usine de traitement d’effluents vinicoles.